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Reconvertie en agriculture, après un parcours professionnel dans les domaines de la formation, du journalisme et de l’écriture, je crée ce site pour mêler agriculture et littérature.

On parle beaucoup de retour à la terre, quitter la ville pour retrouver du sens ailleurs. Pour ma part, c’est la vie, ou plutôt son contraire, qui me ramène dans le village de mon enfance. Au départ, je reviens en pointillés pour m’occuper de la ferme. Puis je quitte Paris pour m’installer à la campagne. Cela me permet de me consacrer à cette nouvelle activité sans renoncer à mon désir d’écrire.

Ce sont ces histoires de départ et d’arrivée que je souhaite raconter ici. Des histoires d’envol, pour prendre de la hauteur, interroger le rôle de nos origines sociales et familiales dans nos trajectoires, et mêler ces deux mondes, que j’ai à l’intérieur.

à propos

Bob Caron par deux copines est un récit biographique inspiré de la vie d’un peintre sulfureux et voyageur.

« Je partis un soir, chargé de toiles, de gouache et de quelques mots de vocabulaire, sans me rendre compte que j’allais aussi loin. »

Anastasia

Tu ne me détesteras pas

Même quand il lui avait demandé si elle l’aimait, jamais il n’avait soupçonné que la réponse qu’elle lui donnait, était choisie, délibérément, pour l’effet qu’elle produisait.

La maison galerie

Dans sa maison galerie de Saint-Valéry-sur-Somme, Bob Caron vit seul même si son amie Monique, sa compagne de vie est chez lui tous les jours ou presque.

Bob Caron par deux copines,
auto-édition, 2027

Espace des songes, Encrage, 2008

Entretiens avec Ilse et Pierre Garnier, Saisseval, 2008

Ilse : « J’étais venue en France pour apprendre à parler couramment le français, découvrir les musées, les libraires parisiens, et je devais rentrer aussitôt en Allemagne. »

Pierre : « La question des souvenirs se pose toujours mais seulement en ce qui concerne la poésie « normale », c’est-à-dire que les poèmes spatiaux ne leur laissent pas de place. »

Déjà trois étés que je dois mettre à l’ombre mes désirs et mes envies. L’autre jour lorsque ma cousine Hanna était à la maison, je ne pouvais m’empêcher de la dévisager comme pour percer derrière ses yeux, sa robe, cette apparente tranquillité.
Josepha

Le pari

La douce mélopée d’un message réveilla Josépha
qui somnolait sur le canapé
du salon.
Édouard lui écrivait : « Suis à Paris. Prenons un café, le 16 dans l’après-midi ? »
Dehors le jour déclinait, elle avait rendez-vous, la vie recommençait.
Anna

Photos souvenirs

Le mois précédent, c’était à la fin de l’été, ils avaient fêté leur anniversaire de mariage. Tous ceux réunis pour l’occasion pourraient en témoigner, jamais nous n’aurions cru cela possible, jamais nous n’aurions douté, soupçonné, enfin cru qu’Anne et David, non jamais…

Bons baisers de Creil

Sur une carte postale datée du 13 juillet 1918, « Bons baisers de Creil » flotte dans les eaux sombres du fleuve. Une péniche, rendue minuscule par la perspective choisie par le photographe, emmène vers le sud de l’Oise ses marchandises.

Depuis qu’elle a choisi de faire don à la ville de la demeure familiale, Berthe n’a de cesse de chercher à faire de chaque objet son allié.

Selon son souhait, la demeure constitue aujourd’hui le décor du musée municipal ouvert au public le week-end de Pâques de 1930.

Creil. De l’île à la ville, Encrage, 2010

Prisca

Joyeux rituels

Prisca Martin, que ses amis surnommaient Pressy, était sûre de ses sentiments. Et ce que Mike venait de lui avouer la rassurait. Si l’été dernier,
il sortait avec cette grande blonde délurée de Milène, c’était à elle et à elle seule,
sa douce-Pressy-chérie qu’il pensait.